Travail  sur des phobies en EFT – étude de cas

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« Martine au cours d’une formation destinée aux professionnels de la santé mentale se propose comme cobaye. Elle me demande de travailler sur une phobie et une peur panique qui la prend lorsque, tous les ans, elle doit faire son contrôle médical et passer un scanner. Rien que l’idée d’être enfermée dans cette machine, dans ce tube et de ne pouvoir bouger la fait déclencher une montée d’angoisse. Cela provoque une accélération de son rythme cardiaque et de sa respiration, elle commence à paniquer et à vouloir sortir à tout prix, des suées, des pensées incontrôlables de danger immédiat, etc. »

Ressentir  l’anxiété

« Je lui demande alors de ressentir dans son corps où se situe ce stress, cette anxiété. Puis je lui demande de fermer les yeux et de me dire ce qui a pu se passer dans l’année qui a précédé le premier déclenchement de ces symptômes.
Elle commence par me dire qu’il n’y avait rien de spécial… puis pendant que je la questionne plus avant si cela pouvait être dans le milieu professionnel, un accident, un événement, dans sa vie affective elle se souvient tout à coup que la situation était compliquée, même très compliquée voire extrêmement compliquée.
Elle avait dû décider d’une IVG alors qu’elle avait fait plusieurs fausses couches et qu’elle avait également perdu un enfant quelques mois après sa naissance.
Elle m’annonce également qu’elle souffre depuis lors d’agoraphobie en plus de sa claustrophobie. Par exemple, si elle voit des gens monter dans les transports en commun et venir vers elle, elle panique et sort de force de la rame, du bus jusque à en donner des coups de coude pour sortir… »

Le SUD

« Je lui demande alors à quel SUD elle se trouve par rapport à la « machine » (scanner) qui était le mot clef que nous avions choisi pour démarrer le travail en EFT et à quel SUD elle se trouve en repensant à ces événements tragiques. Le SUD de la machine était tombé de 8 à 2/10 et le SUD des événements racines étaient à 9-10/10.
Nous sommes partis de ce dernier mais en y associant de temps en temps le mot clé « machine » et en tapotant sur le mot clé « le gâchis » que Martine avait choisi pour illustrer toute cette période de sa vie.

Nous avons effectué plusieurs rondes de tapping en répétant le mot « gâchis » et en y incluant « la machine » et des émotions présentes telles que la peur, la colère contre les autres et contre soi, contre la vie, l’impuissance…
Après 25 minutes de rondes le SUD était à 1. Je lui ai demandé où se situait ce SUD dans son corps. Il se situait au niveau du cœur. La pensée associée à cette sensation était qu’elle ne pouvait pas être à 0 sans avoir peur d’oublier. Elle ne pouvait pas risquer d’oublier ces enfants sans manquer de loyauté, ou sans ressentir le sentiment de les trahir… nous avons alors effectué une ronde sur l’idée qu’elle puisse intégrer ces enfants dans le flux de la vie et s’autoriser à vivre heureuse maintenant en hommage à cet amour, qu’elle puisse aussi s’ouvrir à la possibilité que cela faisait bien longtemps qu’elle portait tout cela et qu’elle pourrait envisager de déposer tout cela afin de se soulager, qu’elle en avait le droit et qu’elle avait fait à l’époque du mieux qu’elle pouvait… et qu’elle pouvait continuer à les faire grandir dans son cœur…

Je lui demande de repenser à ces événements racines et à la machine. Les SUDs sont à zéro. Elle est rentrée chez elle en bus et n’a plus jamais souffert ni d’agoraphobie, ni de claustrophobie. »